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Noms botaniques :
Curcuma longa. On utilise également d'autres espèces de curcuma, telles que C. domestica, C. aromatica, C. xanthorrhiza, etc., famille des zingibéracées.
Nom anglais :
Turmeric.
Nom chinois :
Jianghuang.

Prévenir le cancer; servir d’adjuvant dans le traitement du cancer.
Traiter les ulcères gastriques.
Réduire l’inflammation.

Traiter les troubles digestifs.

Traiter les ulcères gastriques et les troubles hépatiques; soulager les troubles inflammatoires (arthrite rhumatoïde, troubles menstruels).
Usage externe
- Traiter les inflammations de la peau et les blessures.

 

Posologie ;


Troubles digestifs

  • Rhizome séché en poudre. Prendre de 1,5 g à 3 g par jour, ce qui correspond à environ 60 mg à 200 mg de curcuminoïdes.
  • Infusion. Infuser de 1 g à 1,5 g de poudre de rhizome dans 150 ml d'eau bouillante durant 10 à 15 minutes. Boire deux tasses par jour.
  • Extrait fluide (1:1). Prendre de 1,5 ml à 3 ml par jour.
  • Teinture (1:5). Prendre 10 ml par jour.

Inflammation

  • Extrait normalisé en curcuminoïdes. Prendre l'équivalent de 200 mg à 400 mg de curcuminoïdes, trois fois par jour. Pour arriver à ces dosages, qui dépassent de beaucoup ceux que peut fournir une consommation normale de curcuma, on a généralement recours à des extraits normalisés à 95 % de curcuminoïdes.

 

 

Histoire du Curcuma :
En sanscrit, le curcuma se nomme haridra. C'est un des principaux ingrédients du curry, mélange d'épices omniprésent dans la cuisine indienne. En Asie, on a depuis longtemps découvert qu’ajouté aux aliments, le rhizome réduit en poudre permettait d'en conserver la fraîcheur, la saveur et la valeur nutritive.

Ainsi, bien avant l'époque des conservateurs synthétiques, le curcuma jouait un rôle primordial comme additif alimentaire. Son nom chinois, Jianghuang, signifie « gingembre jaune », une allusion au fait qu'il est de la même famille botanique que le gingembre et à la remarquable couleur de son rhizome qu'on a utilisé comme colorant et teinture.

En médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l'Inde), de même que dans les médecines traditionnelles de la Chine, du Japon, de la Thaïlande et de l'Indonésie, le curcuma est utilisé pour stimuler la digestion, notamment parce qu’il augmente la sécrétion biliaire. En fait, ces propriétés sont universellement reconnues, si bien que le rhizome est commercialisé dans le monde entier.

Au cours des dernières décennies, on a isolé dans les rhizomes du curcuma des substances auxquelles on a donné le nom de curcuminoïdes (la curcumine constitue environ 90 % de ces composés). Il s'agit d'antioxydants très puissants, ce qui pourrait expliquer un certain nombre des indications médicinales traditionnelles de cette plante, notamment pour le traitement de divers troubles inflammatoires : douleurs arthritiques, rhumatismales ou menstruelles. En Asie et en Inde, il est également utilisé de façon topique pour accélérer la guérison des ulcères, des blessures ainsi que des lésions causées par la gale et l’eczéma, par exemple.

 

Ulcères gastroduodénaux. Des études in vitro et sur des animaux indiquent que le curcuma a des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique et qu’il peut détruire ou inhiber la bactérie Helicobacter pylori, qui est responsable de la plupart des ulcères gastriques et duodénaux. Ces données confirment l’usage traditionnel de cette plante pour traiter les ulcères, mais à ce jour, les résultats des essais cliniques se contredisent. Au cours d’une étude sans placebo, les chercheurs ont observé une guérison complète chez 75 % des 25 sujets ayant consommé 3 g de curcuma par jour durant 12 semaines. Cependant, les résultats de deux autres essais (178 sujets en tout) n’ont pas été concluants .

 

 

 Inflammation. En Inde et en Chine, on utilise le curcuma depuis très longtemps pour ses effets anti-inflammatoires. Des essais in vitro et sur des animaux ont confirmé cette propriété, mais les essais cliniques récents et bien contrôlés manquent encore à l’appel.

Quelques études préliminaires ont tenté d’évaluer l’efficacité du curcuma (seul ou en combinaison avec d’autres substances) pour soulager l’inflammation, avec des résultats prometteurs, mais qui demandent à être confirmés. Par exemple, au cours de deux essais, on a comparé l’effet de 1 200 mg de curcumine à celui de la phénylbutazone, un médicament anti-inflammatoire. La curcumine s’est révélée aussi efficace que le médicament auprès de patients souffrant d’arthrite rhumatoïde et d’oedème postopératoire.

Par ailleurs, des chercheurs indiens se sont intéressés aux effets thérapeutiques de la curcumine (1,125 mg par jour) sur l’inflammation oculaire. Bien que positifs, les résultats de ces études doivent être interprétés avec prudence, à cause d’un haut taux d’abandon (40 %)et de l’absence d’un groupe témoin.

Un essai à double insu récent a donné de bons résultats auprès de 82 patients souffrant de colite ulcéreuse, une maladie inflammatoire de l’intestin. Les participants ont pris soit un placebo, soit 1 g de curcumine deux fois par jour, en plus de leur traitement habituel (sulfasalazine ou mézalamine). Il y a eu moins de rechutes de la maladie dans le groupe traité.

 

Cancer. Dans ce domaine, la recherche est très active, car les chercheurs pensent que les effets antioxydants et anti-inflammatoires de la curcumine pourraient être des atouts importants dans la prévention et le traitement du cancer.

Prévention du cancer. Des données épidémiologiques indiquent que la prévalence de plusieurs cancers (du côlon, du sein, de la prostate et du poumon) est moins élevée dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de curcuma. De nombreuses études sur des animaux exposés à des substances carcinogènes indiquent que la curcumine pourrait prévenir plusieurs cancers (du poumon, du côlon, de l’estomac, du foie, de la peau, du sein, de l’oesophage, lymphomes, leucémie).

Du côté des essais cliniques, les données sont peu nombreuses pour l’instant. Un essai préliminaire (16 sujets) laisse penser que la consommation de curcuma pourrait être associée à une baisse de production des mutagènes (risque de cancer) chez les fumeurs. Une étude publiée en 2001 a porté sur 25 sujets prédisposés au cancer ou a une rechute : après trois mois de traitement (jusqu’à 8 000 mg de curcumine par jour), les lésions précancéreuses de sept patients montraient des signes de régression. Le petit nombre de sujets et l’absence d’un groupe placebo limite cependant la portée de ces résultats.

Des essais indiquent que la curcumine inhibe la prolifération des cellules cancéreuses en agissant à divers moments de leur développement, et qu’elle favorise la fabrication d’enzymes qui aident le corps à se débarrasser des cellules cancéreuses. Les chercheurs pensent aussi que les effets antioxydants et anti-inflammatoires de la curcumine peuvent jouer un rôle dans la prévention du cancer. Par contre, des effets pro-oxydants ont été observés in vitro, aux doses les plus élevées.

Traitement du cancer. Parce qu’elle semble s’attaquer uniquement aux cellules cancéreuses, la curcumine est une candidate idéale pour le traitement du cancer. Cependant, les essais in vitro ont utilisé des concentrations de curcumine impossibles à atteindre par voie orale.

L’effet curatif de la curcumine chez l’humain reste donc, pour l’instant, difficile à mettre en oeuvre, sauf peut-être dans le tube digestif où on obtient la plus forte concentration de curcumine après un traitement oral. Cependant, un essai clinique préliminaire n’a pas été concluant dans le cas de 15 patients atteints de cancer colorectal avancé résistant au traitement classique (3,6 g de curcumine par jour, pendant trois mois). Dans le cas de 21 sujets atteints d’un cancer avancé du pancréas, on a observé un effet positif chez deux d’entre eux, à raison de 8 g de curcumine par jour. Cette dose très élevée a été bien tolérée par les patients.

Traitement adjuvant du cancer. Des données expérimentales laissent penser que la curcumine pourrait augmenter les effets thérapeutiques de la radiothérapie et de la chimiothérapie en rendant les cellules cancéreuses plus sensibles à ces traitements. Elle pourrait aussi réduire les effets indésirables de ces traitements.

Plusieurs études cliniques sont en cours pour vérifier les effets préventifs et curatifs de la curcumine contre le cancer.

 

Troubles digestifs. La Commission E et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l'efficacité des rhizomes du curcuma pour traiter la dyspepsie, c’est-à-dire des troubles digestifs comme les maux d’estomac, les nausées, la perte d'appétit ou les sensations de surcharge. Au cours d'un essai à double insu sur 116 sujets souffrant de dyspepsie, le curcuma, à raison de quatre fois 250 mg par jour, a été nettement plus efficace qu’un placebo pour soulager les symptômes des participants.

Le curcuma est aussi utilisé pour améliorer les fonctions biliaires, qui sont souvent une des causes de la dyspepsie. Un essai avec placebo a été mené en Allemagne auprès de 76 sujets souffrant de douleurs abdominales dans la région du foie : une préparation à base de chélidoine et de curcuma a été plus efficace que le placebo pour soulager leurs symptômes. La faible qualité méthodologique de cet essai et le fait que la chélidoine est aussi une plante qui stimule la vésicule biliaire rendent ces résultats difficiles à interpréter.

Divers. Une étude préliminaire indique que la prise de curcuma pourrait soulager les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Un essai de plus grande envergure est en cours aux États-Unis auprès de patients atteints de ce syndrome. Les chercheurs s’intéressent également aux effets bénéfiques potentiels de la curcumine sur la maladie d’Alzheimer : trois essais cliniques sont en cours.

 

Attention

  • On s’intéresse de près aux effets anticancer de la curcumine, mais de hautes doses sont nécessaires. On ne connaît pas les effets à long terme de telles doses qui pourraient, dans certains cas, avoir des effets indésirables importants.
  • Grossesse. Bien qu'on ne signale aucun cas d'effet indésirable lié à la consommation de curcuma ou de curcuminoïdes durant la grossesse, certains auteurs estiment qu’en raison de son emploi traditionnel pour traiter l'aménorrhée (absence de menstruations), les femmes enceintes devraient éviter de prendre de fortes doses de curcuma ou de curcuminoïdes.

Contre-indications

  • Obstructions et calculs biliaires. Si une lésion ou un calcul obstrue les voies biliaires, il est impératif de consulter un médecin avant d'entreprendre un traitement au curcuma.

Effets indésirables

  • Aucun connu aux doses habituellement utilisées.

 

Avec des plantes ou des suppléments

  • Les effets du curcuma et de la curcumine peuvent s'ajouter à ceux d'autres plantes ou produits naturels ayant un effet anti-inflammatoire.

Avec des médicaments

  • Théoriquement, les effets du curcuma et de la curcumine peuvent s'ajouter à ceux de médicaments ayant un effet anti-inflammatoire.
  • Théoriquement, la curcumine peut interagir avec les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie.

Ma source ici !

 

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Tag(s) : #Epices & Plantes

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